L'essentiel en bref
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Une obligation, c’est un prêt : tu prêtes à un État ou à une entreprise, et tu reçois des intérêts réguliers en échange
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Rendement : 3 à 4 % pour les obligations d’État françaises, 4 à 6 % pour les entreprises — avec plus de risque
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Stabilité : les obligations baissent nettement moins que les actions en période de crise
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Un portefeuille de retraite standard, c’est 40 % actions, 40 % obligations, 20 % liquidités
Comment ça marche : simple comme un prêt
L’État français emprunte 1 000 € pendant 10 ans à 3,5 %. Tu reçois 35 € chaque année, puis tes 1 000 € à la fin. C’est tout le mécanisme.
10 000 € d’obligations d’État à 3,5 %
- Intérêts versés chaque année
- 350 €
- Capital restitué au bout de 10 ans
- 10 000 €
- Total gagné sur la période
- 3 500 €
Actions
La croissance, avec les à-coups qui vont avec.
- Rendement de 7 à 8 % par an sur longue période
- Une baisse de 40 % reste possible à court terme
Obligations
La stabilité, au prix d’un rendement plus faible.
- Volatilité limitée : de −5 à −10 % au pire
- Rendement de 3 à 4 % par an seulement
Comment arbitrer entre les deux
Les types d’obligations à connaître
Trois familles, du plus sûr au plus rémunérateur. Le rendement supplémentaire paie toujours un risque supplémentaire.
Obligations d’État français (OAT)
La France emprunte directement. Le risque de défaut d’un État de la zone euro est considéré comme quasi nul.
- Le placement obligataire le plus sûr
- Rendement de 3 à 3,5 %, correct pour une poche retraite
- Leur valeur monte quand les taux baissent
- Rendement faible comparé aux actions
Obligations d’entreprise
De grandes entreprises empruntent sur les marchés : Apple, Total, LVMH.
- Rendement plus élevé : 4 à 6 % par an
- Un compromis intéressant entre État et actions
- Risque de défaut réel : une faillite, c’est une perte en capital
- Plus volatiles que les obligations d’État
Obligations avec prime de remboursement
Où en acheter
Trois portes d’entrée, de la plus simple à la plus technique.
- ETF obligataires — l’option recommandée
- Frais 0,03 à 0,15 %, très liquides
- Obligations individuelles
- Directement auprès du Trésor ou via ta banque
- Fonds en euros d’une assurance-vie
- De l’obligataire déguisé, à capital garanti
Quelle part d’obligations selon ton âge
La règle est simple : plus l’horizon se raccourcit, plus la part obligataire monte. C’est la seule variable qui change vraiment avec le temps.
- 25-35 ans — phase d’accumulation
- 70 % actions · 20 % obligations · 10 % liquidités
- 40-50 ans — phase d’équilibre
- 50 % actions · 40 % obligations · 10 % liquidités
- 55-65 ans — retraite proche
- 30 % actions · 60 % obligations · 10 % liquidités
Pourquoi ça bouge
Plan d'action
Ajouter des obligations à un portefeuille tient en quatre gestes, dont un seul est à faire tout de suite.
Mois 1
Faire le point sur ton allocation actuelle
Quelle part en actions, quelle part en épargne stable, à ton âge.Mois 1
Acheter un ETF obligataire monde
Pour 20 à 30 % de ton portefeuille. Un seul suffit : la diversification est déjà dedans.Chaque année
Rééquilibrer
Si la part actions a trop monté, tu en vends une fraction pour racheter de l’obligataire.Vers 45 ans
Augmenter progressivement la part obligataire
Par paliers, pas d’un coup.
À retenir