Étape 3 du parcours Finomo

Investir intelligemment

Débuter en investissement avec les ETF, PEA et stratégies adaptées

InvestirAvanceGuide mis à jour le 28 septembre 2025

Private Equity : investir dans les entreprises privées

Private equity expliqué simplement : comment investir dans des PME/ETI fermées, rendements réalistes, et stratégies pour débuter.

11 min de lecturePublié le 28 septembre 2025Étape 3 du parcours Finomo
#private equity#PME#investissement alternatif#rendement

Romain L.

Fondateur de Finomo

28 septembre 202511 min de lecture
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L'essentiel en bref

Lecture complète : 11 min

  • 1

    Le private equity, c'est investir dans une PME ou une ETI qui n'est pas cotée en bourse : tu en deviens actionnaire

  • 2

    Rendement attendu : 10 à 15 % par an. Plus que la bourse, parce que c’est moins liquide et plus risqué

  • 3

    Le blocage est la contrepartie : le capital est gelé 5 à 10 ans, sans sortie possible entre-temps

  • 4

    L’accès s’est ouvert : crowdfunding et fonds ouverts permettent de commencer sans disposer de millions

10-15 %
Rendement annuel
5-10 ans
Durée de blocage
500 €
Capital minimum
Élevé
Niveau de risque

Qu’est-ce que le private equity

Tu achètes des parts d’une entreprise qui n’est pas cotée : une petite usine, un éditeur de logiciel, une chaîne de restaurants régionale. Tu en deviens actionnaire, avec tout ce que ça implique.

Une action en bourse

Apple, LVMH, n’importe quelle société cotée.

  • Revendable en un clic, à tout moment
  • Prix public, connu à la seconde
  • Information financière publiée et auditée
  • Rendement historique autour de 7 %/an

Une part de PME non cotée

Un ticket de 500 à 5 000 € dans une entreprise privée.

  • Rendement attendu supérieur : 10 à 15 %/an
  • Capital gelé sept ans en moyenne
  • Sortie possible uniquement au moment prévu par le fonds
  • Aucun prix de marché entre-temps : tu ne sais pas ce que ça vaut

5 000 € investis à 12 % par an

Année 1
5 600 €
Année 5
8 800 €
Année 10
15 500 €
Gain total
+10 500 €, soit 210 %
Même somme en bourse à 7 %
9 800 €

Ce que ce calcul suppose

Que l'entreprise tienne dix ans et que la sortie se fasse au prix espéré. Dans le private equity, une part significative des lignes ne rapporte rien du tout : le rendement moyen que tu vois affiché est une moyenne entre des succès et des pertes totales.

Trois portes d’entrée

Elles n’ont ni le même ticket, ni le même risque, ni le même niveau d’accompagnement.

1. Les fonds de private equity traditionnels

Cible
ETI de 100 à 500 M€ de chiffre d’affaires
Gestion
Professionnelle, avec due diligence complète
Rendement visé
12-15 %
Ticket d’entrée
Souvent 100 000 € minimum
Frais
1,5 à 2 % par an + 20 % de la performance

2. Le crowdfunding en capital

Principe
Une plateforme présente une PME, tu investis 500 à 10 000 €
Transparence
Les chiffres de l’entreprise sont accessibles
Rendement visé
8-12 % en cas de succès
Le risque
Perte totale possible si la PME échoue

3. Business angel et tours de levée

Principe
Entrer au capital d’une startup ou d’une PME en levée
Potentiel
Très élevé si l’entreprise est revendue
Le risque
Environ la moitié des lignes finissent à zéro
Blocage
7 à 10 ans

Les plateformes accessibles

Le ticket d’entrée a fondu ces dernières années. Le risque, lui, n’a pas bougé.

Wyden — PME françaises
Rendement 8-10 % · minimum 500 €
Seedrs — startups européennes
Rendement 15-25 % si succès · minimum 250 €
AngelList — startups américaines
Potentiel élevé, risque élevé · minimum 500 €
Sorare — cartes de football numériques
Marché de niche, très spéculatif

Sorare n’est pas du private equity

Les cartes numériques de joueurs ne donnent aucune part d'entreprise, aucun droit sur des bénéfices, et leur valeur dépend entièrement de la demande d'autres collectionneurs. C'est un actif spéculatif, pas un investissement en capital : ne le range pas dans la même poche mentale.

Analyser une opération avant d’investir

Cinq points à vérifier. Si tu ne peux pas répondre aux cinq, tu ne comprends pas assez le dossier pour y mettre de l’argent.

L’équipe
Les fondateurs ont-ils déjà créé une entreprise ? Quel est leur historique ?
Les chiffres
Croissance supérieure à 20 %/an ? Marge opérationnelle saine, au-delà de 30 % ?
La valorisation
Le ratio prix / chiffre d’affaires est-il raisonnable pour ce secteur ?
La santé financière
Niveau d’endettement, cash-flow positif, absence de retraits inexpliqués
La sortie
Comment es-tu remboursé en année 5 à 10 ? Rachat, revente, introduction en bourse ?

Quelle place dans un portefeuille

Le private equity est une poche complémentaire, jamais un socle. Sa taille se décide avant de regarder le moindre dossier.

Portefeuille prudent
70 % bourse (ETF) · 20 % obligations · 10 % PE et crypto
Portefeuille croissance
50 % bourse · 25 % PE · 15 % obligations · 10 % crypto

La limite à ne pas franchir

Le private equity est un actif à risque de perte totale. N'y mets que de l'argent que tu peux perdre entièrement, et jamais plus de 10 à 15 % du portefeuille. Et jamais avant d'avoir un fonds d'urgence et un socle en ETF.

Plan d'action

Cinq étapes. La première n’est pas négociable : elle est ce qui rend les quatre autres raisonnables.

  1. Avoir d’abord un portefeuille boursier stable

    Au moins 10 000 € en ETF, et un fonds d'urgence garni. Commencer par les ETF.
  2. Ouvrir un compte sur une plateforme

    Wyden ou Seedrs pour commencer. L’ouverture prend quelques jours.
  3. Lire cinq à dix dossiers sans investir

    C’est en comparant que tu apprends à distinguer un bon dossier d’un dossier bien présenté.
  4. Répartir un premier montant sur 2 ou 3 lignes

    500 à 1 000 € au total, jamais sur un seul dossier. La diversification est ce qui rend la moyenne atteignable.
  5. Attendre 7 à 10 ans

    Il n’y a rien à faire pendant ce temps, et rien à vendre. C’est le contrat que tu signes en entrant.

À retenir

Le private equity vise 10 à 15 % par an, mais au prix d'un capital gelé sept à dix ans et d'un risque réel de tout perdre sur une ligne donnée. Ça n'a de sens que sur un portefeuille déjà mature, pour 10 % maximum, et avec de l'argent dont tu n'as aucun besoin. Diversifie sur plusieurs dossiers, accepte que certains échouent, et ne compte pas dessus avant la fin de la décennie.

Pour aller plus loin

Sources officielles citées

Cet article s'appuie sur des sources officielles et vérifiées pour garantir la fiabilité des informations.

Romain L.

Fondateur de Finomo

Passionné de finance personnelle depuis 7 ans, en autodidacte. J'ai appris en pratiquant : tenir un budget mois après mois, comparer les courtiers avant d'ouvrir un PEA, arbitrer entre livrets, assurance-vie et ETF — avec quelques erreurs qui m'ont plus appris que n'importe quel livre. Sur Finomo, j'écris les guides et je conçois les outils que j'aurais aimé trouver au départ : des chiffres vérifiables, des sources officielles, aucune promesse de rendement miracle. Je ne vends aucun produit financier et je ne suis pas conseiller en investissement : je documente ce qui marche, ce qui coûte cher, et ce qui ne vaut pas le détour.

Domaines d'expertise :

Budget et gestion des dépensesÉpargne de précautionInvestissement en ETFPEA et assurance-vieFiscalité de l’épargne

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